Vendée, du génocide au mémoricide, le nouveau livre explosif de Reynald Secher

Reynald Secher avait déjà établi la réalité du génocide vendéen, il y a 25 ans, sur la base de ses recherches universitaires. À présent, c’est à partir de la découverte fortuite de documents totalement inédits aux Archives nationales, qu’il démontre, preuves à l’appui, que ce crime contre l’humanité a bien été conçu par les membres du Comité de Salut public, voté par la Convention nationale, et mis en œuvre par l’armée et l’administration qui n’ont fait, en somme, qu’exécuter les ordres.


Il va même plus loin en affirmant que la politique d’extermination engagée par le pouvoir révolutionnaire à l’encontre de la Vendée ne se limite par à la campagne militaire des Colonnes infernales, mais commence bien avant, à l’automne 1793, comme le montrent les pièces d’archives mises au jour et reproduites dans ce nouveau livre. Ces documents sans appel montrent « le caractère volontaire, systématique, organisé des massacres de masse, qu’il s’agisse des deux lois d’extermination votées par la Convention en 1793, des ordres envoyés par le Comité de salut public aux représentants en mission (comme Carrier) et aux généraux (en particulier Turreau) chargés de ces massacres et aux rapports circonstanciés envoyés par ces derniers à leurs commanditaires » (Stéphane Courtois).

La seconde partie de son livre traite d’une question sciemment ignorée des historiens de la Révolution française, celle du mémoricide. Le crime contre la mémoire fut perpétré par ses auteurs eux-mêmes qui s’amnistièrent dès 1795, et par leurs héritiers politiques qui non seulement nièrent les faits, mais également les corrompirent au point de faire passer les victimes vendéennes pour des bourreaux, tandis que les criminels étaient couverts d’honneurs. Ces révélations éclaireront d’un jour nouveau l’importance de la Vendée en tant que référence pour tous les génocides du XXe siècle.

Reynald Secher, Vendée, du génocide au mémoricide, 24 euros, parution mi-octobre 2011.

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Lundi 26 Septembre 2011
La rédaction
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