
Ltihographie de Mortagne-sur-Sèvre au début du XIXe siècle
Extrait des Mémoires de Madame de Sapinaud sur la Vendée : « Mes peines augmentèrent le 15 octobre. J'avais envoyé le matin un exprès à la Blanchardière, dire à mes enfants les malheurs qui nous menaçaient, et les engager à s'enfuir ; je fis en même temps seller un cheval pour aller les rejoindre ; en attendant le retour de l'exprès, je me jetai sur mon lit pour y prendre un peu de repos. A peine y étais-je couchée, qu'on vint me dire que les Bleus entraient de tous côtés, et qu'il fallait se sauver au plus vite. Une de mes domestiques, qui arrivait, me confirma cette triste nouvelle ; il fallait fuir et chercher un asile dans le bois le plus voisin. A peine y étions-nous entrés que les coups de canon grondèrent de tous côtés. Nous apercevions, à travers les bois, des cavaliers qui criaient de tout tuer et de tout brûler… »